Reconfinement, fermetures précoces … Le plan de prévention en cas de «deuxième vague»

Le CHU de Rennes est en première ligne pour accueillir les patients atteints du coronavirus de Bretagne. – C. Allain / 20 minutes

La Bretagne “reste une région épargnée”. Les propos de la préfète de région Michèle Kirry se veulent rassurants mais ne doivent pas occulter une réalité. Si le Finistère, les Côtes d’Armor et le Morbihan sont pour l’instant assez calmes face au coronavirus, la métropole rennaise doit affronter
une augmentation significative du nombre de cas positifs. Convoqué par le Premier ministre
Jean Castex d’élaborer un plan de prévention en cas de «deuxième vague», le représentant de l’État en
Bretagne a présenté une batterie de mesures censées protéger la population d’un rebond du Covid-19.

Divisé en quatre niveaux, ce plan s’applique uniquement à la métropole rennaise et peut varier en fonction de l’évolution de l’épidémie. Actuellement en “niveau 1”, la capitale bretonne pourrait en cas de passage au niveau 2 voir le port du masque devenir obligatoire dans toute la ville. Actuellement, seul le centre-ville et quelques secteurs fréquentés sont concernés. La fermeture des bars pourrait également être avancée à 1 heure. Ces boîtes de nuit et restaurants seraient alors invités à tenir un registre pour faciliter la recherche de cas de contact.

Quatre niveaux d’alerte sont prévus dans le plan métropolitain de prévention contre le Covid-19 mis en place à Rennes. – Préfecture de Bretagne

Le niveau 3 exigerait un télétravail accru et la fermeture des bars et des restaurants à 23 h. Les aires de jeux, les parcs et les jardins pourraient également être fermés. Le niveau 4, le plus élevé, serait activé en cas de “perte de contrôle de l’épidémie” et conduirait à recenflement partiel ou total. «Notre objectif est d’avoir une série de mesures pour arrêter la circulation du virus», explique la préfète Michèle Kirry. «Ce plan ne décrit pas une situation de manière linéaire. Nous devrons nous adapter constamment, la période nous l’impose », assure la présidente de la métropole Nathalie Appéré.

Pour activer les différents niveaux, la préfecture, la métropole et l’agence régionale de santé s’appuieront sur les différents indicateurs de la circulation du coronavirus. Avec un taux d’incidence de 55 pour 100 000 habitants, Rennes se situe dans la moyenne nationale mais affiche un taux de positivité au test plus faible (environ 3% contre 4% pour la France). La capitale bretonne reste le territoire le plus touché de la région.

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