“Pendant 17 ans, les demandes que nous avons formulées n’ont pas été suivies d’effet”: la colère de l’avocat de la famille Mouzin

Justice

RÉACTION – Alors que Monique Olivier a de nouveau impliqué Michel Fourniret dans la disparition d’Estelle Mouzin, dont les traces d’ADN ont été retrouvées sur un matelas dans une maison de «l’ogre des Ardennes», Me Corinne Hermann déplore la lenteur avec laquelle l’enquête a progressé.

Encore un grand pas en avant, mais de nombreuses questions sans réponse. Alors que Monique Olivier, ex-épouse et complice de Michel Fourniret, reprochait à “l’ogre des Ardennes”, affirmant qu’il avait enlevé, violé, étranglé et tué Estelle Mouzin en 2003 à Ville-sur-Lumes (Ardennes), dans la maison de sa sœur décédée quelques mois plus tôt, beaucoup se demandent comment l’enquête a été menée, qui s’est soudainement accélérée 17 ans après la disparition de la jeune fille.

En particulier: la découverte récente d’un ADN partiel de la jeune fille, retrouvé sur un matelas pourtant entre les mains des enquêteurs depuis longtemps déjà.

La justice a mis tellement de frein avant que l’affaire n’arrive entre les mains du juge– Me Hermann, avocate de la famille Estelle Mouzin

Si elle salue “une étape importante”, Me Corinne Hermann, avocate de la famille aux côtés de Me Didier Seban, ne la cache pas “sentiment de colère”, soulignant que “l’essentiel” est maintenant “pour trouver le corps” le corps d’Estelle Mouzin. “Ce que nous savons, c’est que pendant 17 ans, les demandes que nous avons formulées n’ont pas été suivies, il n’y a pas eu d’expertise que nous avons demandée, nous avons refusé d’exploiter des indices, des sceaux qui existaient”, explique-t-elle au micro de TF1. “La justice a tellement mis les freins avant que l’affaire n’atteigne le juge.”

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La piste Fourniret avait fait l’objet d’une enquête dès son arrestation en juin 2003 en Belgique après une tentative d’enlèvement. Mais les enquêteurs l’avaient écarté en 2007. Plus de dix ans plus tard, Michel Fourniret fera les premières déclarations inquiétantes corroborant son implication, jusqu’aux aveux, encore vagues et incomplets, en mars dernier.

Pour rappel, trois autres affaires dont Michel Fourniret – qui purge une peine d’emprisonnement à perpétuité irréductible pour avoir tué huit femmes ou adolescentes – est le seul suspect sont toujours en cours d’instruction par le juge Khéris au tribunal de Paris: la disparition de Marie-Angèle Domece en 1988, la mort de Joanna Parrish en 1990 et le kidnapping en 1993 de Lydie Logé.

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