OK Pinot a craqué, mais d’autres Français ont brillé et cette étape pyrénéenne nous a ravis

Le Français Nans Peters, vainqueur de la huitième étape du Tour de France entre Cazères-sur-Garonne et Loudenvielle, ce samedi. – Stéphane Mahé / AP / Sipa

  • La première étape des Pyrénées entre Cazères-sur-Garonne et Loudenvielle a donné lieu à un superbe spectacle.
  • Si Pinot a coulé, d’autres Français ont assuré, le vainqueur d’étape Nans Peters en tête.
  • Après un départ insipide, ce Tour de France si spécial prend de l’ampleur.

De notre envoyé spécial à Loudenvielle,

Le Béarn est sous pression. Parce que la neuvième étape du Tour de France 2020, Dimanche entre
Pau et Laruns, devront travailler dur pour dépasser l’intensité de celle vécue samedi entre Cazères-sur-Garonne et Loudenvielle. Ce n’est pas toujours le cas dans la Grande Boucle, surtout la première semaine, mais les trois cols récoltés (Menté, Port de Balès, Peyresourde) en moins de 100 km lors de cette première escapade
pyrénéen a fait le travail …

Et le Français, à une (grosse) exception, s’est assuré, avec une deuxième victoire en huit jours grâce à Nans Peters, successeur de Julian Alaphilippe vainqueur dimanche à Nice, mais beaucoup plus discret ce samedi.

Nans Peters, le gagnant du débutant

Bien sûr, sur le plan symbolique, cela ne valait pas le succès de Laurent Brochard lorsque la tournée est arrivée à Loudenvielle le 14 juillet 1997. Mais Nans Peters a déjà laissé sa marque sur ce Tour caché en septembre. Déjà, éclaircissons un malentendu du grand public, qui pourrait croire que nous parlons d’un aventurier flamand ou néerlandais. Le coureur AG2R-La Mondiale est certes originaire des Pays-Bas via ses grands-parents paternels, mais l’Isère de 26 ans arbore le drapeau bleu-blanc-rouge.

Et il apprend vite. L’an dernier, il a remporté une étape du Giro, au stade de biathlon d’Anterselva, pour sa première participation. Cette fois, ce «rien ne lâche», comme il se définit en accord avec son directeur sportif Vincent Lavenu, frappé dès ses débuts sur le Tour. «Je ne vais pas faire deux ou trois coups sur une scène plate», explique-t-il. Je sais y mettre mon énergie quand il y a une chance d’aller jusqu’au bout. “

Ilnur Zakarin peut en témoigner. Libéré dans la descente du Port de Balès, le Russe s’est rapproché pour un temps d’une poignée de secondes, mais il n’a finalement jamais revu le Français qui l’a “légèrement” chambré à l’arrivée, une comparaison chèvre au ‘support.

Deux Français dans le Top 4

“Quand on gagne une étape, on respire mieux”. Même avec un masque, pourrait dire Vincent Lavenu, boss comblé après la victoire de Peters, mais pas seulement. Le maillot à pois est ainsi resté sur les épaules de Benoît Cosnefroy à l’issue de cette première étape de montagne. Et puis Romain Bardet, dixième à Loudenvielle, a bondi du général en sautant par-dessus Quintana, Dumoulin et Bernal pour s’installer à la quatrième place, à 11 secondes du maillot jaune Adam Yates.

Fort, mais il y a un gros bémol, à cause d’une chute du col de Menté. «C’est une belle journée pour l’équipe, a réagi l’Auvergnat, deuxième en 2016 et troisième en 2017. Quant à moi, c’est beaucoup plus mitigé. Mon genou est vraiment douloureux et je vais recevoir un traitement rapidement. “

Le meilleur Français au départ du Tour reste l’étonnant Guillaume Martin (Cofidis), 15e à Loudenvielle et troisième au général, neuf secondes derrière le fragile leader Adam Yates et six derrière le favori slovène Primoz Roglic. Roulez le dimanche, comme dirait l’autre.

Pogacar, le TGV de Peyresourde

Sortons de notre prisme chauvin. Côté favoris, Primoz Roglic, dont le Team Jumbo a de nouveau montré sa puissance, n’a pas semblé trop forcer tandis qu’Egan Bernal, vainqueur l’an dernier, ne s’est pas forcément rassuré. En revanche, Tadej Pogacar a été étonné, au lendemain d’une mauvaise journée entre Millau et Lavaur, où il s’est retrouvé coincé dans un trottoir et a dû abandonner 1 ’21 ».

Cette fois, le tout jeune Slovène (21 ans) a tout fait exploser dans le col de Peyresourde. “J’ai vu que les autres se regardaient et que tout le monde était à la limite, j’ai eu l’opportunité d’attaquer et j’ai parcouru les cinq derniers kilomètres jusqu’au sommet.” Dit comme ça, ça a l’air simple… Et en gardant le rythme dans la descente vers l’arrivée, Pogacar a pris 40 secondes sur les autres grands noms.

Les gens et l’enthousiasme

Si on voulait faire abstraction des masques sur les visages, on aurait parfois cru que l’on revenait au monde avant le Covid-19, en ce samedi palpitant du Tour de France. Avec un public souvent dense comme dans l’ascension du col de Peyresourde, qui hurle et frôle (presque) sans toucher leurs héros … A l’arrivée à Loudenvielle, il y avait aussi une foule (dont quelques maillots colombiens) et pas de manque d’enthousiasme malgré être «garé» dans des enclos fermés pour éviter autant que possible les foules.

Signe des temps, le masque «Tour de France» distribué gratuitement par les agents de sécurité aux personnes distraites qui ont oublié le leur, semble être devenu un «goodie» aussi populaire que le Bob Cochonou d’antan. Avec le soleil longtemps présent au-dessus du cadre enchanteur de Loudenvielle et de sa Neste du Louron, coulant à 20 mètres de la ligne d’arrivée, c’était presque comme un juillet normal.



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