Longtemps débordés, les Bleus se sont réveillés pour renverser les Croates

Giroud a marqué un but lors de France-Croatie, le 8 septembre 2020. – FRANCK FIFE / AFP

Au Stade de France,

L’équipe de France, dépassée depuis longtemps et sans idée, a su être réaliste battre la Croatie sur le même score que lors de la finale du
Coupe du monde (4-2), mardi soir, dans un Stade de France à huis clos. Les Bleus, s’ils doivent encore intensifier leurs efforts, ont fourni l’essentiel et partagent désormais la tête de leur groupe de la Ligue des Nations avec le Portugal.

Et à la fin…

… La France gagne. Les Croates doivent en avoir un peu marre. Même si cette rencontre n’avait rien à voir avec la finale d’il y a deux ans, avec seulement huit joueurs concernés au coup d’envoi et un contexte évidemment différent, les Bleus ont offert quelques réminiscences de ce jour de gloire. Le score donc, mais aussi cette première période complètement à côté de leurs pompes, débordés dans l’engagement, dont ils sortaient en tête au tableau de bord sans qu’on sache vraiment comment (2-1). Le deuxième était meilleur, beaucoup plus rythmé, Upamecano, buteur de sa deuxième sélection, et Giroud, à qui Griezmann laissé un penalty, scellant la victoire.

Ben Yedder-Martial, vrais candidats

Les deux attaquants, impliqués dans les deux premiers buts des Bleus, ont profité de la chance qui leur était donnée. Martial, qui revenait après plus de deux ans d’absence, a initié le premier but, qu’il a ensuite offert à Griezmann, et a provoqué le second, un contre-son-camp du gardien croate. Ben Yedder a de nouveau prouvé qu’il était un enfer de footballeur, précis dans les petits espaces. Les places vont coûter cher en façade, quel que soit le système, entre l’essentiel Mbappé, Giroud et Griezmann, Fekir toujours là car il est la doublure parfaite pour Grizou, Coman… Et il faudra voir comment Thauvin revient. Voir Dembélé.

Qu’est-ce que du 3-5-2?

Après Suède, DD n’aura pas pu observer des progrès évidents dans la maîtrise de ce système, même si les sept changements par rapport à Solna l’expliquent en partie. Sissoko et Mendy n’ont pas montré grand chose de plus que Dubois et Digne sur les côtés, ce qui est une réelle préoccupation, même si on sent que le côté madrilène a plein de moyens. Les trois échanges ont eu un temps terrible de coordination. Leur excitation était une constante pendant 90 minutes. Kanté et Nzonzi ont également eu du mal à insuffler la vie au milieu. Il faudra attendre un peu pour voir si ça peut être un plan B, voire un peu plus que ça. Mais pas de panique, on verra encore les Bleus six fois d’ici la fin de l’année. Cela laisse le temps de s’améliorer.

READ  André Villas-Boas regrette d'avoir ciblé Maxime Lopez sur le mauvais 9

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *