L’état de santé de l’adversaire russe Alexei Navalny s’améliore

L’état de santé du principal adversaire russe, Alexei Navalny, sait “Quelques améliorations”, a annoncé, vendredi 28 août, l’hôpital de Berlin où il est soigné depuis qu’il a été victime d’un empoisonnement en Russie, selon les autorités allemandes.

“Il y a eu quelques améliorations des symptômes causés par l’ingestion” d’une substance du groupe des inhibiteurs de la cholinestérase, a déclaré l’établissement, l’hôpital de la Charité, dans un communiqué, précisant qu’il était toujours dans un coma artificiel et sous assistance respiratoire.

De son côté, la porte-parole de Navalny, Kira Iarmych, a confirmé dans un Tweet qu’il y avait “Actuellement aucune menace sérieuse pour sa vie”. “Néanmoins, les médecins évitent toujours tout pronostic”, elle a ajouté.

L’hôpital a réitéré qu’il n’était pas possible à ce stade de déterminer si le Russe de 44 ans aurait des séquelles à long terme “De ce lourd empoisonnement”.

Depuis son transfert dans un hôpital de Berlin le 22 août et la confirmation de son empoisonnement par des médecins allemands, les pays occidentaux ont multiplié les appels à l’ouverture d’une enquête, signe minimal de la bonne volonté de Moscou. Malgré les demandes des proches de l’opposant, il n’a toujours pas été ouvert.

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Moscou lance des “chèques”

La police russe n’a annoncé que jeudi, une semaine après l’incident, qu’elle avait lancé “De examens préliminaires lié à l’hospitalisation d’Alexeï Navalny », tout en rejetant pour l’instant la possibilité d’un empoisonnement, comme l’ont établi les médecins allemands.

Alexeï Navalny, 44 ans, a obtenu le statut de «premier opposant» en Russie en dénonçant la corruption de l’élite et dans l’entourage de M. Poutine. Il a été admis en soins intensifs la semaine dernière dans un hôpital d’Omsk (Sibérie) après s’être évanoui dans un avion, puis transféré le lendemain à Berlin. Ses partisans affirment qu’il a été empoisonné, hypothèse que les médecins allemands ont également acceptée. Cependant, ceux de l’hôpital d’Omsk l’ont rejeté.

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Pour les docteurs de la Charité, l’empoisonnement serait lié à une substance du groupe des inhibiteurs de la cholinestérase, à laquelle appartiennent de formidables armes chimiques dites «innervantes». Parmi eux: le sarin, le VX ou le russe Novichok, utilisé pour empoisonner l’ex-espion Sergei Skripal et sa fille Yulia en 2018 en Angleterre.

Le monde avec l’AFP

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