L’épargne française bat tous les records en 2021

Reprenez après prise. La brochure A n’a jamais été aussi bonne. Fin novembre, la collecte nette – dépôts moins retraits – atteint 27,2 milliards d’euros. C’est presque le double du montant (14 milliards) levé au cours des onze premiers mois de 2019. Rien qu’en novembre, l’investissement préféré des Français – 8 sur 10 en ont un – a enregistré une entrée nette de 2,4 milliards d’euros, selon les dernières données de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). C’est exactement quatre fois plus que la récolte de novembre 2019 (610 millions).

Fin 2021, 130 milliards d’euros sont attendus

Le livret de développement durable et solidaire (LDDS) est également complet depuis le début de l’année avec une collection de près de 8 milliards. Ensemble, ces deux comptes d’épargne ont retiré 35 milliards supplémentaires depuis le début de l’année (un total de 446 milliards d’encours), selon la CDC. Et si l’on inclut le montant des dépôts sur les comptes chèques français au jour le jour cette année, soit près de 50 milliards d’euros, on approche une économie de 100 milliards d’euros à la fin du mois de novembre.

Rien ne semble pouvoir arrêter les Français. Selon les dernières estimations de la Banque de France, les économies totales pourraient même atteindre un record de 130 milliards d’euros d’ici fin 2021. Ou bien plus que le plan de relance du gouvernement! Et les Français devraient encore mettre 70 milliards de côté l’année prochaine, selon l’institution. En deux ans, 200 milliards d’euros ne pourront donc être ni consommés ni injectés dans l’économie.

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Une “collection abracadabrantesque”

«Cette collection absurde marque la préférence absolue pour la liquidité et la sécurité», a commenté Philippe Crevel, PDG du Cercle de l’épargne, dans son dernier message. Selon lui, le mois de novembre est marqué par le “retour de l’épargne” Covid “, sorte de mélange d’épargne forcée en lien avec les mesures de confinement décidées par l’Etat (fermeture de bars, restaurants, sites culturels). et l’épargne de précaution pour les ménages inquiets pour leur avenir (chômage, récession, etc.). Car «cette collection est aussi un signe de forte peur. En mettant sciemment leur argent dans leurs comptes d’épargne, les ménages glissent et sécurisent une partie de leurs revenus, contrairement à ceux qui restent sur des comptes chèques. “

Investissements dans des valeurs refuges par excellence

Sur le papier, ce comportement est assez logique: le Livret A et le LDDS sont liquides (des retraits peuvent être effectués à tout moment) et sont exonérés de taxes et de prélèvements obligatoires. Outre le fait que leur rendement a été ramené à son plus bas niveau de 0,5% depuis février, ce qui les prive de tout intérêt financier. Car si l’on prend en compte l’inflation, que la Banque de France évalue à 0,5% cette année, son bénéfice est de … 0. Sans de bons investissements, ces brochures n’auront jamais été aussi connues comme «valeur refuge». A la clé, la conscience claire de participer au financement des logements sociaux et des projets de développement durable.

Le sort de cette chaussette en laine historique ne peut être prévu. Le gouvernement veut une autre injection lorsque vient le temps de «l’économie réelle» pour soutenir la croissance et la reprise du pays. Mais rien ne dit que les Français entendent son appel. D’autant que ces économies sont très inégalement réparties. Selon le Conseil d’analyse économique (CAE), 20% des Français les plus riches sont responsables de plus de 70% de ces excès d’épargne. A l’autre bout du spectre, les 20% des ménages les plus pauvres n’ont pas épargné mais au contraire ont dû s’endetter davantage pour faire face à la crise.

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