L’attaquant était un Russe tchétchène de 18 ans

le Décapitation d’un professeur d’histoire et de géographie à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), qui avait montré à ses étudiants des caricatures de Mahomet, a surpris la France, qui avait de nouveau été frappée par une “attaque terroriste islamiste caractérisée”. selon les mots d’Emmanuel Macron, trois semaines après l’attaque devant les anciens locaux de Charlie Hebdo.

“Ils ne résisteront pas. L’obscurantisme ne gagnera pas”. C’est un chef d’État très ému, entouré du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et du ministère de l’Éducation Jean-Michel Blanquer, qui a appelé quelques heures plus tard la nation à «unir» l’assassinat de l’enseignant à la sortie du Collège du Bois d’Aulne, sur lequel le La victime a travaillé.

Neuf arrestations

Peu de temps après l’attaque, qui a eu lieu près de l’école vers 17 heures, le procureur national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête sur “meurtre lié à une entreprise terroriste” et “organisation criminelle terroriste”. Cinq nouvelles personnes ont été arrêtées pendant la nuit de vendredi à samedi, portant à neuf le nombre total de personnes en garde à vue.

Parmi les cinq nouvelles personnes figurent les deux parents d’un étudiant – un mari et une femme – du collège où travaillait la victime. Ces personnes se sont disputées avec l’enseignant à propos des caricatures de Muhammad que l’enseignant a montrées en classe. Trois membres n’appartenant pas à la famille de l’agresseur ont également été arrêtés.

Quatre autres personnes, dont un mineur de la famille du suspect, avaient déjà été interpellées à Evreux (Eure). L’identité de l’agresseur, sur laquelle une carte d’identité a été trouvée, a également été confirmée par les enquêteurs, selon la justice. C’est un Russe tchétchène de 18 ans né à Moscou. Reconnu pour ses antécédents en common law, il avait un dossier vierge et n’était pas connu pour être radicalisé.

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Une caricature de Muhammad

Les enquêteurs sont également intéressés par un message posté sur Twitter par un compte désormais fermé qui montre une photo de la tête de la victime, sous laquelle Emmanuel Macron est décrit comme “le chef des infidèles”. Son auteur, qui prétend vouloir venger celui «qui a osé dénigrer Muhammad», est-il l’agresseur?

Après les premiers éléments de l’enquête, le professeur avait montré à ses élèves une caricature de Muhammad la semaine dernière. Un rapport était parvenu à Rodrigo Arenas, co-président du FCPE, la première association de parents d’élèves, disant «d’un père très irrité». Selon Rodrigo Arenas, la victime aurait “invité les élèves musulmans à sortir de la classe” avant de montrer un dessin du prophète accroupi avec une étoile sur les fesses et les mots “Une étoile est née”.

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© Crédit photo: ABDULMONAM EASSA AFP

“Barbarisme”

Le choc et l’incompréhension ont dominé le vendredi soir parmi les élèves et leurs parents, qui se sont rencontrés dans cette banlieue qu’ils qualifient de calme et sans histoire. «Je l’ai vu (le professeur) aujourd’hui, il est venu dans ma classe pour rendre visite à notre professeur. Cela me choque. Je sais que je ne le reverrai plus», dit Tiago en 6e. «On a l’impression que ça n’arrive qu’aux autres, mais non, c’est devant notre porte, c’est à la maison», raconte son père Alfredo.

L’attaque a également déclenché une vague d’indignation dans la classe politique de toutes parts. A l’Assemblée nationale, des députés se sont levés pour saluer «la mémoire» du professeur et dénoncer une «attaque odieuse». “Le séparatisme islamiste doit être combattu sans relâche, sans jamais faiblir”, a déclaré Aurore Bergé, députée des Yvelines LREM, alors qu’un projet de loi à ce sujet devait être présenté au Conseil des ministres le 9 décembre.

“Sentiment d’horreur et de révolte”

Cette attaque a atteint un “niveau de barbarie insupportable”, a condamné la présidente du Rallye national Marine Le Pen. “Un crime ignoble”, s’indigne le chef de la France rebelle Jean-Luc Mélenchon. Charlie Hebdo a exprimé “des sentiments d’horreur et de révolte” sur Twitter, estimant que “l’intolérance vient de franchir un nouveau seuil”. Cette attaque intervient trois semaines après qu’un hélicoptère pakistanais de 25 ans a attaqué ses anciens locaux.

L’auteur de cette attaque islamiste avait déclaré aux enquêteurs avoir réagi à la publication et à la republication des caricatures de Mohammed par Charlie Hebdo début septembre lors de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015. Depuis la vague d’attaques djihadistes en France qui a tué 259 personnes avec ce professeur, plusieurs attaques à l’arme blanche ont été menées en 2015, notamment en octobre 2019 à la préfecture de police de Paris ou en avril dernier à Romans-sur-Isère.

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