Globalement: pas de fusions et acquisitions dans les énergies renouvelables en raison d’une “bulle”

GLOBALEMENT: PAS DE M&A EN RENOUVELABLES PAR "VESSIE"

GLOBALEMENT: PAS DE M&A EN RENOUVELABLES PAR “BUBBLE”

LONDRES / PARIS (Reuters) – Total n’envisage pas de fusions et acquisitions dans le domaine des énergies renouvelables en raison d’une “bulle” surévaluant le secteur mais sur laquelle le groupe cherche à capitaliser en développant ses propres actifs et en vendant ensuite une partie de ses projets, a déclaré son PDG, Patrick Pouyanné mercredi.

Total a annoncé fin septembre son intention d’accélérer sa diversification dans l’électricité et les renouvelables et a revu à la hausse ses ambitions dans ce domaine. Le groupe s’attend à une baisse des ventes de produits pétroliers de près de 30% au cours de l’année au cours de la prochaine décennie.

“Il y a une bulle et l’erreur serait de faire des fusions et acquisitions dans les énergies renouvelables aujourd’hui. Nous ne faisons pas de fusions et d’acquisitions. Soyons clairs, si vous voulez obtenir une entreprise aujourd’hui dans les énergies renouvelables par multiples de 20 ou plus. de plus, bien sûr il y a une bulle », a déclaré Patrick Pouyanné lors d’un forum organisé par Energy Intelligence.

“Pourquoi y a-t-il une bulle? Parce que les actifs sont rares et que de nombreux investisseurs y hésitent [développer] leur propre portefeuille (…). Mon conseil à mes collègues est de ne pas acheter des actifs exploités qui sont évalués à un niveau incroyablement élevé », a-t-il ajouté.

“Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas nous investir, développer notre portefeuille et profiter de la bulle.”

Patrick Pouyanné a estimé l’investissement pour générer 100 gigawatts (GW) d’électricité à 100 milliards de dollars, un chiffre qu’il a comparé aux 30 à 50 milliards qu’il faudrait pour produire un milliard de barils équivalent pétrole – ou moins.

READ  Des valeurs à suivre à Paris et en Europe

“Bien sûr, les énergies renouvelables sont aujourd’hui soutenues par le faible coût du capital et, dans une certaine mesure, subventionnées. Cette dynamique (…) pourrait changer, et je crois que lorsque le coût du capital augmente, tous les retours sur investissements doivent augmenter.”

(Benjamin Mallet avec Ron Bousso et Shadia Nasralla, édité par Jean-Michel Bélot)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *