Ce que nous savons et ce que nous ne savons toujours pas sur Covid-19 chez les enfants

Des cas beaucoup moins graves que chez l’adulte, un niveau d’infection qui semble plus faible mais des incertitudes sur la contagiosité: au moment de la rentrée scolaire, une mise à jour sur ce que l’on sait et ce que l’on ne fait plus Covid-19 chez les enfants.

Quels sont les risques pour les enfants?

Ce que nous savons, car toutes les études le confirment, c’est que les enfants tombent rarement très malades à cause de Covid-19. “En cas de diagnostic positif, les enfants sont beaucoup moins susceptibles d’être hospitalisés ou d’avoir une issue fatale que les adultes”, se souvient un rapport récent du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

Il souligne que les moins de 18 ans ne représentent qu’une “faible proportion (moins de 5%)” des cas de Covid-19 répertoriés en Europe. «Les enfants sont plus susceptibles d’avoir une forme légère, voire asymptomatique» (sans symptômes, ndlr) et donc d’échapper à la détection, poursuit l’ECDC.

La dernière étude a été publiée vendredi dans le journal médical du BMJ. Il montre que sur 69 500 patients hospitalisés en Grande-Bretagne en janvier et juillet, seuls 650 avaient moins de 19 ans (moins de 1%). Et seulement six sont décédés, tous souffrant de «comorbidités graves» (autres maladies préexistantes).

On ne sait pas pourquoi les enfants sont moins gravement touchés. Certains scientifiques avancent l’hypothèse d’une «immunité croisée»: avoir été en contact avec les quatre autres coronavirus responsables du rhume banal protégerait contre le SRAS-CoV-2. Cependant, les enfants ont souvent des rhumes. Mais cela reste à ce stade. une hypothèse.

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Et des formes graves peuvent exister même chez l’enfant, comme le montrent des cas d’une nouvelle maladie inflammatoire probablement liée au Covid-19 observés au printemps dans plusieurs pays. Cependant, ils sont restés très rares.

Sont-ils moins infectés?

Il n’y a pas de consensus sur cette question. Plusieurs études suggèrent que le virus semble moins infecter les enfants, en particulier les moins de 10 ans.

Des échantillons représentatifs de la population ont été testés en Islande, en Espagne, à Genève ou dans le village de Vo en Italie, pour déterminer le taux de personnes infectées ou ayant développé des anticorps: les enfants étaient proportionnellement moins touchés que les adultes.

«Ces différences sont faibles et restent à confirmer», prévient cependant l’ECDC, qui appelle à «des études ciblées pour mieux comprendre la dynamique de l’infection et de la production d’anticorps» chez les enfants.

Aux États-Unis, une étude a été lancée en mai sur 2 000 familles pour mieux comprendre l’incidence du Covid-19 chez les plus jeunes.
«Nous devrions avoir des réponses, avec une bonne étude, d’ici fin décembre», espérait il y a quelques semaines Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des maladies infectieuses.

Sont-ils moins contagieux?

C’est LA grande inconnue et une question cruciale en début d’année scolaire. Certaines études ont conclu que les enfants ont une charge virale (c’est-à-dire une concentration de virus) comparable à celle des adultes et sont donc potentiellement tout aussi contagieux.

Mais la charge virale n’est pas le seul critère: les enfants peuvent être moins contagieux car ils ont moins de symptômes, car c’est en toussant ou en éternuant qu’une personne infectée risque de transmettre le virus.

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«Lorsqu’ils présentent des symptômes, les enfants libèrent la même quantité de virus que les adultes et sont aussi contaminants qu’eux. On ne sait pas comment des enfants asymptomatiques peuvent infecter d’autres personnes», déclare l’ECDC.

Cependant, des études ont montré que les enfants, en particulier les plus jeunes, infectent rarement leurs proches. Au départ d’un chalet en Haute-Savoie cet hiver, l’une des premières maisons en France comprenait un enfant de 9 ans. Cependant, ce dernier n’a contaminé personne, même s’il a été en contact avec 172 personnes, dont 112 élèves et enseignants.

Une autre étude française réalisée à Crépy-en-Valois, commune très touchée par l’épidémie en février-mars, conclut que les enfants de 6 à 11 ans transmettent peu de Covid-19 à l’école, que ce soit à d’autres élèves ou adultes. Selon ces études, la contamination est plus des adultes aux enfants que l’inverse.

Cependant, un certain nombre d’experts appellent à faire une distinction entre les enfants et les adolescents, dont le niveau de contagiosité semble plus proche de celui des adultes.

Le masque à quel âge?

Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les enfants de 12 ans et plus doivent porter le masque dans les mêmes conditions que les adultes.

Plusieurs pays ont déjà pris ce type de mesures avant de commencer l’école. En France, vous devrez systématiquement porter un masque de collège, que vous entrerez à 11 ans. A l’inverse, le masque n’est pas obligatoire en classe dans la plupart des régions d’Allemagne ou en Grande-Bretagne.

Même moins de 12 ans, l’OMS vous invite à penser au port d’un masque. Selon elle, il peut être considéré entre 6 et 11 ans, à condition qu’une série de facteurs soient pris en compte (le niveau de transmission du virus dans la zone où réside l’enfant, sa capacité à utiliser correctement un masque, etc. .).

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Certains spécialistes vont même plus loin et exigent le port d’un masque à partir de 3 ans en milieu fermé. «Réduire le risque chez les petits enfants, c’est préserver au maximum leur éducation et protéger leurs parents et grands-parents», a tweeté l’épidémiologiste Antoine Flahault.

D’autres, y compris des pédiatres, objectent qu’un enfant si jeune n’est pas capable de garder un masque pendant longtemps.
Au-delà du masque, la pandémie pose la question de l’hygiène dans les écoles, pour limiter les risques de transmission. Cependant, avant l’arrivée de Covid-19, environ 43% des écoles dans le monde “ne disposaient pas d’installations de base pour se laver les mains”, selon l’OMS et l’Unicef.

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