CARTES. Quelles zones de France métropolitaine sont les plus vulnérables aux risques climatiques?

Le réchauffement climatique ne crée pas seulement les conditions d’un temps instable, il augmente également la fréquence des événements graves.

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“Nous y serons.” Emmanuel Macron, choqué et épuisé, pose sa main sur l’épaule des victimes. Pour ceux qui ont perdu leurs maisons et ont été emportés par la crue de la Vésubie ou de la Roya, des rivières innocentes de l’arrière-pays niçois transformées en monstres de boue par les pluies records de la tempête Alex, le président de la République, a promis mercredi 7 octobre “plusieurs centaines de millions d’euros”. Construisez nouveau. “Très vite.” Le même matin, 55 communautés ont été placées en état de catastrophe naturelle. Cinq personnes sont mortes. Une vingtaine manquant ou “prétendument manquant”. Certains d’entre eux sont traumatisés et veulent quitter leur vallée. Beaucoup n’ont pas d’autre choix.

Tempêtes, érosion, mouvement des terres, canicules, sécheresse, avalanches … La grande majorité du territoire de la métropole française, ainsi qu’outre-mer, est exposée à un ou plusieurs risques naturels qui peuvent avoir des conséquences graves pour un territoire, ses habitants et son économie. Si le changement climatique crée les conditions d’une météo instable, franceinfo s’est concentré sur trois indicateurs affectant différentes régions de France métropolitaine: les inondations, les incendies de forêt et les mouvements de terrain.

Entrez le nom dans le moteur de recherche ci-dessous pour connaître les risques auxquels votre communauté est exposée et l’indice d’exposition.

Des risques multiples dans la zone

En janvier, a publié le ministère du Changement écologique un rapport sur la vulnérabilité de la France au risque climatique (PDF), sur la base des données de 2016. À l’époque Six Français sur dix ont été exposés à au moins un de ces risques: iInondations, incendies de forêt, avalanches et phénomènes atmosphériques.

Le risque d’inondation est le plus répandu: il touche 64% des communes, notamment en raison du“établissement historique de villes le long des voies navigables, qui étaient alors utilisées comme voies de transport et ont depuis été renforcées”. Une déclaration qui “s’applique également aux zones côtières, qui sont exposées à une urbanisation croissante liée à la pression des touristes”.

La carte des risques d’inondation:

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Le risque d’incendies de forêt touche principalement les communes de Provence-Alpes-Côte d’Azur, de Corse, du Languedoc-Roussillon, de Drôme, d’Ardèche et de la région Aquitaine.

La carte des risques d’incendie de forêt:

De plus, 55% des municipalités sont exposées au risque de mouvement des terres. Les sols argileux sont particulièrement vulnérables lorsqu’ils sont fragilisés par l’alternance de sécheresse et de précipitations. Aussi répandu soit-il, moins spectaculaire qu’une coulée de boue dévalant une vallée ou un mur de flammes léchant les abords d’une station balnéaire, ce phénomène de rétrécissement touche le nord de la France ainsi que la Bretagne, le Grand-Est et le sud. du pays.

La carte des risques de mouvement des terres:

La densité de population, l’aménagement du territoire, le contexte socio-économique, le profil démographique et, bien sûr, la survenue d’un épisode météorologique extrême sont tous des facteurs qui peuvent modifier un danger (par exemple un phénomène de précipitations importantes) lors d’une catastrophe. “C’est une combinaison d’éléments”, explique Agathe Euzen, Directeur scientifique adjoint à l’Institut d’écologie et d’environnement du CNRS.

Il est évident qu’un événement extrême comme une tempête qui se produit dans une zone inhabitée a beaucoup moins de conséquences que de se développer dans des zones occupées par les activités humaines, le logement, les infrastructures et donc plus vulnérables.Agathe Euzenvers franceinfo

De fortes pluies ne suffisent donc pas à provoquer des inondations. De même, une vague de chaleur ou une sécheresse ne peut pas être la seule cause des incendies de forêt.

“Le risque est intrinsèquement imprévisible”», Le climatologue Hervé Le Treut, président d’AcclimaTerra, le comité régional du climat de la Nouvelle-Aquitaine, abonde. «D’un autre côté, nous pouvons déterminer quelles zones sont exposées à quels dangers. Par exemple, lorsque l’eau coule dans un passage très étroit, l’eau peut être très rapide et très violente. Il y a toujours un élément de l’inattendu, c’est la difficulté. “

Saint-Martin-Vésubie, ville partiellement détruite par les intempéries du 2 octobre, a bénéficié d’un indice de risque «faible». A Bollène-Vésubie c’était même «très faible», là où la rivière emportait la route sur laquelle roulait une voiture avec deux pompiers à bord. De même, un phénomène peut affecter une région une année et une autre l’année suivante, ce qui rend difficile pour les habitants et les autorités locales de percevoir ce risque.

Événements plus intenses et fréquents

Les climatologues interrogés par franceinfo sont catégoriques: les risques augmentent du fait du changement climatique, y compris sur le territoire français, comme le montrent les données du ministère du Changement écologique. Le rapport de janvier montre que la fréquence annuelle des “”Les accidents très sérieusement “ – – Cela a fait plus de 10 victimes et / ou plus de 30 millions d’euros de dommages – il a presque quadruplé en 20 ans: d’un événement par an entre 1950 et 1996, nous sommes passés à 3,6 en 1997. 2017. Cependant, depuis que la collecte de ces données a frappé les ouragans Maria et Irma à travers les Antilles, la ville de Cannes est de nouveau sous l’eau. La France a connu plusieurs épisodes torrides (parfois au cours du même été), une crue de l’Aude causant des dégâts considérables …

“Tous les domaines doivent vivre avec une plus grande incertitude qu’auparavant”, copieusement Antoine Nicault, éBiologiste et paléoclimatologue, membre du GREC-Sud, le groupe régional d’experts sur le climat de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans sa région, la montée en température de la Méditerranée, combinée à l’élévation de la température de l’air, en présence d’un courant de sud-ouest, a pu créer les conditions idéales pour les précipitations exceptionnelles observées cet automne dans les Cévennes et l’arrière-pays niçois.

“Nous avons doublé la fréquence des événements qui dépassent 200 mm de pluie par jour, limite à laquelle on parle d’un épisode méditerranéen. On observe également une augmentation de l’intensité de ces épisodes de l’ordre de 22%”note Antoine Nicault.

Ces événements ont toujours existé. Outre le fait qu’avec le changement climatique, certaines variables sont mises sous pression, ce qui déclenche ces phénomènes.Antoine Nicaultvers franceinfo

De même, l’élévation du niveau de la mer augmente l’érosion et le risque d’immersion en cas de tempête en Nouvelle-Aquitaine près de Hervé Le Treut.

“La France est un observatoire très intéressant car nous connaissons à la fois les problèmes des pays du bassin méditerranéen et ceux des pays du nord.”note à nouveau la géographe Magali Reghezza-Zitt, membre du Conseil supérieur du climat. Dans une ville, “On assiste à une” méditerranéisation “de la France avec, par exemple, des incendies au nord de la Loire. C’est nouveau.”

Les pompiers de la moitié nord de la France ont longtemps envoyé des forces au sud pendant l’été pour combattre les incendies. Désormais, on peut leur demander d’intervenir en cas d’incendie de forêt à domicile.Magali Reghezza-Zittvers franceinfo

En mars 2019 les Conférence nationale sur les risques naturels On estime que la saison des feux de forêt pourrait s’étendre de trois à six mois d’ici 2050, exposant les Pays de la Loire, le Val-de-Loire et la Bretagne. Des projections inquiétantes qui mettent la question de l’ajustement sur la table.

“Nous ne reconstruirons pas à l’identique”, A prévenu mercredi Emmanuel Macron depuis la vallée de la Vésubie. Certaines maisons trop proches de la rivière nécessitent des travaux d’évacuation et d’aménagement pour limiter l’artificialité du sol. Car les erreurs commises par le passé en matière de développement portent leurs fruits, selon les experts contactés par franceinfo. Il est urgent de s’adapter, préviennent-ils, sans oublier de lutter contre le changement climatique. La réduction des émissions de gaz à effet de serre reste le meilleur moyen de réduire les risques de catastrophes naturelles.

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