Bruno Le Maire mis à mal dans le dossier Suez Veolia

Le ministre des Affaires économiques Bruno Le Maire à Paris le 14 septembre 2021.

Bruno Le Maire à peine remis de la fièvre Covid-19 pensait pouvoir se consacrer pleinement à sauver l’économie française et, avec les parlementaires et le public, démanteler les mesures du plan de relance «historique» de 100 milliards d’euros. Faire de l’État un protecteur “La France qui souffre”Le cours du ministre de l’Économie pour l’emploi, les ménages et les PME (petites et moyennes entreprises) s’est déroulé presque sans faute.

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Malheureusement, ici, il est impliqué dans une guerre entre les géants du monde des affaires, à savoir Suez et Veolia. Une bataille dans laquelle le second veut dévorer le premier, mais l’Etat et son ministre de l’Économie sont déjà gravement blessés. «Nous sommes dans un inter-moi extrêmement capitaliste dans lequel tout le monde se connaît et tout le monde se déteste! “”, vous tourmentez à Bercy.

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Le coup de coude est dur. Lundi 5 octobre, le conseil d’administration d’Engie a approuvé la cession de sa participation de 29,9% dans Suez à Veoliaet a ouvert la voie à l’offre publique d’achat hostileAntoine Frérot, PDG de Veoliaentend mener son concurrent. L’Etat, et avec lui Bruno Le Maire, s’était pourtant résolument opposé à cette vente et avait auparavant exigé des garanties sociales pour l’opération et un plaidoyer pour que l’offre de reprise de Suez soit amicale. “Les mariages forcés ne fonctionnent pas”Bruno Le Maire s’est souvenu de Franceinfo ce mardi 6 octobre.

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Un revers cinglant pour l’État

Mardi, la députée socialiste Valérie Rabault a décrit “La honte” les “Minorité” de l’Etat lors du conseil d’administration d’Engie. “Il y a duplication ou faillite grave de l’État actionnaire”, a également jugé le député PS Boris Vallaud.

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«Nous avons été exemplairesest défendue dans le sillage du ministre de l’Économie. Nous avons eu des gens qui se parlaient qui ne s’étaient jamais parlés auparavant. Comment imaginer se marier avec une entreprise sans jamais parler au PDG? Nous avons passé des heures et des heures sur ce dossier. En fin de compte, nous ne l’avons pas fait, continue notre source, en colère et épuisée. Veolia ne pouvait-il pas attendre vingt-quatre ou quarante-huit heures pour faire son offre? Engie ne pouvait-il pas attendre pour vendre? Vous avez tout écrasé! “”, souligne notre interlocuteur, pas économique non plus “Intransigeance” de Suez.

Malgré l’échec, les équipes de Bruno Le Maire l’ont relativisé, affirmant que l’État a subi d’autres revers tout aussi cinglants dans le passé, notamment en étant L’indemnisation stupéfiante versée à Carlos Ghosn, alors PDG de l’Alliance Renault-Nissan, n’a pas pu être bloquée en 2017. Bercy estime également que l’affaire est loin d’être terminée et qu’une discussion amicale entre les deux groupes est encore possible. “Nous pouvons parvenir à un accord avec Suez”, confirme le PDG de Veolia dans un entretien avec Figaro, Mercredi 7 octobre.

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