Des universitaires d’une dizaine de pays se solidarisent avec Maati Monjib

Des universitaires d’une dizaine de pays ont exprimé leur soutien à l’historien marocain Maati Monjib, sous le coup d’un procès et faisant l’objet de « campagnes incessantes de diffamation » et de « harcèlement moral », dans un texte rendu public jeudi.

Historien et universitaire engagé sur les questions des droits humains, M. Monjib, 57 ans, est poursuivi avec six autres personnes au Maroc pour « atteinte à la sécurité de l’Etat » et pour de présumées irrégularités financières concernant un centre de recherche qu’il gérait.

Ces personnes encourent des peines allant de un à cinq ans de prison, et de lourdes amendes.

Ouvert en novembre 2015, le procès de ce professeur à l’Université Mohamed V à Rabat a été reporté une quinzaine de fois et chaque audience dure généralement quelques secondes avant d’être ajournée. La prochaine audience aura lieu en juillet.

L’historien marocain a déjà reçu le soutien de plusieurs organisations internationales de défense des droits humains qui ont demandé l’abandon des charges.

La déclaration des universitaires, qui est adressée au doyen de l’Université Mohamed V, est signée notamment par Mounia Bennani-Chraïbi (Université de Lausanne), Pierre Vermeren (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) ou Bernabe Lopez Garcia (Université autonome de Madrid).

Les signataires du texte s’inquiètent par ailleurs de l »entrave à la liberté académique » de M. Monjib, « menacé d’être radié de l’université et de la fonction publique » pour avoir participé à une soutenance à l’Ecole normale supérieure, à Paris, selon le texte.

Il y a un an, l’universitaire avait adressé une lettre au chef gouvernement marocain pour dénoncer une « campagne de diffamation » dont il se disait victime.

afp

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