Marée humaine à Alger pour défier un establishment qui refuse de céder

Une marée humaine défile vendredi dans le centre d’Alger pour un 3e vendredi consécutif contre un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika, une foule peu impressionnée par les mises en garde sur les risques de chaos lancées par l’entourage du chef de l’Etat, qui refuse de céder.

La mobilisation est très largement supérieure à celle des manifestations des deux derniers vendredi à Alger, pourtant déjà impressionnantes, selon des témoignages rapportés par les correspondants de plusieurs agences de presse internationales. Si les autorités refusent de donner une évaluation du nombre de protestataires, les réseaux sociaux évoquent « peut-être des millions d’algérois déferlant dans les artères de la capitale ».

Les rassemblements coïncident avec la célébration du 8 mars, Journée internationale des Femmes, et un grand nombre d’entre elles figurent parmi les manifestants de tous âges qui défilent dans le calme, aux cris de « Pouvoir, assassin », ou « Pas de 5e mandat, eh Bouteflika! », peut-on lire dans une dépêche de l’agence afp.

La police a fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes pour disperser des manifestants qui tentaient de forcer un cordon de police bloquant l’accès à une artère remontant vers la présidence de la République, lit-on dans le même document.

Abdelaziz Bouteflika, très diminué par les séquelles d’un AVC dont il a été victime en 2013, réaffirme (par la voix de son directeur de campagne Ndlr) qu’il n’entend pas renoncer à briguer un 5e mandat lors de la présidentielle du 18 avril.

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