Le Maroc prend part à la Conférence régionale africaine d’Interpol

Les travaux de la 24ème Conférence régionale africaine d’Interpol se sont ouverts, mardi à Kigali, au Rwanda, avec la participation de hauts responsables de police des pays africains membres d’Interpol, dont le Maroc.

Le Royaume est représenté lors de ce rendez-vous bisannuel, qui se poursuivra jusqu’au 7 février, par M. Mohamed Dkhissi, directeur de la police judiciaire à l’administration centrale de la Direction générale de la sûreté nationale et chef du bureau d’Interpol au Maroc.

S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, le premier ministre rwandais, Édouard Ngirente, a souligné que « les menaces sécuritaires représentent un défi majeur en Afrique qui appelle à une réponse collective et coordonnée entre tous les Etats du continent ».

Le responsable rwandais a fait observer que les menaces sécuritaires, particulièrement le terrorisme, ralentissent considérablement le développement socio-économique en Afrique, appelant dans ce sens à une coopération policière « accrue » et « rénovée » entre les pays africains.

Le secrétaire général d’Interpol, Jurgen Stock a, de son côté, réitéré la détermination d’Interpol de travailler étroitement avec l’Afrique pour faire face à la criminalité transfrontalière et au terrorisme qui sapent les efforts de développement, ajoutant que cette conférence est l’occasion de renforcer les échanges et d’approfondir la coopération policière régionale entre les services chargés de l’application de la loi en Afrique.

« La coopération entre l’Union Africaine et l’Interpol a été boostée au cours de l’année 2018, mais beaucoup reste à faire en matière de lutte contre le terrorisme », a-t-il fait valoir, mettant l’accent sur l’impératif d’intensifier la coopération entre les institutions policières du continent mais aussi entre les organismes régionaux.

Plusieurs questions et défis à caractère sécuritaire seront débattus au cours de ces assises, qui se dérouleront à huis clos, notamment le terrorisme, la traite des êtres humains, la cybercriminalité, la piraterie maritime, le trafic de drogue et la criminalité environnementale, selon l’Interpol.

Les participants devront se pencher aussi sur l’examen de l’état d’avancement des initiatives et stratégies régionales de lutte contre la criminalité transfrontalière adoptées dans la région africaine.

Les recommandations présentées par la Conférence régionale sont mises en œuvre au niveau de chaque pays conformément à leurs propres réglementations et procédures nationales.

La cérémonie d’ouverture de ce conclave continental a été marquée par la participation de délégations représentant plusieurs organisations africaines et internationales, dont l’Union Africaine, l’Organisation de coopération policière du continent, Afripol, l’agence européenne de police criminelle, Europol, l’Organisation internationale pour les migrations, la Communauté d’Afrique de l’Est et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.

Fondée en 1962, la Conférence régionale africaine d’Interpol se tient tous les deux ans pour évaluer l’état de la coopération policière et la lutte contre la criminalité transnationale et permet également d’élaborer de nouvelles lignes directrices pour les activités de la police dans la région à la lumière des priorités exprimées par les chefs de police.

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