Le Maroc en pôle position pour organiser au pied levé la CAN 2019

Y aura-t-il une CAN en 2019 après le retrait de l’épreuve au Cameroun ? Et, si oui, où ? Les prétendants ne se bousculent pas, mais parmi les plus cités le Maroc semble s’imposer comme l’évident plan de secours de la Confédération africaine de football.

« Pas de plan B ». Début octobre, la CAF affirmait qu’elle n’avait « jamais réfléchi » à désavouer le Cameroun en lui retirant, malgré les retards flagrants dans les préparatifs, la CAN 2019, et qu’elle n’avait pas de solution de remplacement.

Sa volte-face de vendredi l’oblige pourtant à trouver ce plan B « d’ici le 31 décembre », selon le délai qu’elle a elle-même fixé.

Mais peu de pays ont les capacités de réussir là où le Cameroun a échoué: proposer des infrastructures aptes à accueillir une compétition inédite dans son format, avec 24 équipes.

Avant même le début du compte à rebours, l’Egypte a jeté l’éponge en annonçant vendredi qu’elle ne postulerait pas pour cette CAN qui sera la première organisée pendant l’été.

Quant à l’Afrique du Sud, seul pays africain à avoir hébergé une Coupe du monde en 2010, elle n’a pas montré de signe d’intérêt. D’autant qu’elle s’est vu retirée pour raisons financières des Jeux du Commonwealth 2022, qui devaient se tenir à Durban pour la première fois en Afrique.

La voie est donc dégagée pour le Maroc qui pourrait annoncer sa candidature « probablement en début de semaine », explique une source à la fédération, tandis que Magdi Abdel Ghani, membre du conseil d’administration de la fédération égyptienne, estime qu’il y a « un consensus pour que le Maroc accueille la compétition ».

Hôte de la Coupe du monde des clubs en 2013 et 2014, le Maroc a également accueilli le Championnat d’Afrique des nations 2018, qui se déroule tous les deux ans, en alternance avec la CAN. Chez eux, les Lions de l’Atlas avaient remporté le CHAN, réservé aux seuls joueurs évoluant dans les championnats du continent.

En attendant une potentielle candidature commune Maroc/Espagne/Portugal pour le « Mondial du centenaire » en 2030, un siècle après la première Coupe du monde, le Maroc pourrait donc faire ses preuves en juin prochain. Une consolation peut-être pour le Royaume, qui n’accueillera pas le Mondial-2026, attribué au trio USA/Mexique/Canada.

 

Inscrivez-vous à notre newsletter
Avec la newsletter quotidienne du Lalettre.ma, recevez par email les infos les plus importantes et les meilleurs articles du jour.
Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.
Lire aussi