Le reggae fait désormais partie du patrimoine culturel de l’Humanité

Le reggae, musique popularisée dans le monde entier par son icône Bob Marley, a été inscrit jeudi sur la liste du patrimoine culturel immatériel par l’Unesco.

L’organisme de l’Onu a souligné la contribution de cette musique jamaïcaine à la prise de conscience internationale sur les questions d’injustice, de résistance, d’amour et d’humanité, et sa dimension à la fois cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle.

« Si, à ses débuts, le reggae était la voix des communautés marginalisées, il est désormais joué et adopté par une importante partie de la population, tous groupes ethniques et religieux confondus », a ajouté l’Unesco.

Le reggae rejoint ainsi une liste de quelque 400 traditions culturelles allant de la pizza napolitaine au zaouli, musique et danse des communautés gouro de Côte d’Ivoire.

Le comité ad hoc de l’Unesco, qui se réunit jusqu’à samedi pour examiner 40 demandes d’inscription, a également intégré jeudi le chidaoba, une lutte traditionnelle géorgienne pratiquée depuis des siècles, et avait inclus la veille les savoir-faire liés au parfum de Grasse en France.

Le reggae, dont la candidature était portée par la Jamaïque, a émergé à la fin des années 1960. Style musical issu du ska et du rocksteady, il a aussi intégré des influences du jazz et du blues.

La musique est vite devenue populaire aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, importée par les nombreux immigrés jamaïcains après la Seconde Guerre mondiale. Elle s’est souvent revendiquée comme la musique des opprimés, abordant des questions sociales et politiques, la prison et les inégalités.

La rédaction avec afp

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