Shakespeare n’est pas Marocain

Il y a quelque chose de pourri dans le plus beau pays du monde ! Paraphraser le plus grand dramaturge de l’histoire de l’humanité me semble être le raccourci le plus facile pour dire les choses telles qu’elles sont aujourd’hui.

Hier, pendant qu’un jeune marocain roulait sur des familles en vacances à Barcelone, un autre, à Turku, massacrait au couteau des femmes finlandaises ! Le lendemain, à Casablanca cette fois-ci, une jeune femme se faisait violer par trois mineurs à l’arrière d’un bus, dans le rétroviseur passif du chauffeur et sous le regard incrédule de millions d’internautes.

Mais quel est le rapport entre une agression sexuelle à Casablanca et deux actes terroristes commis en Europe, me direz-vous ? Une jeunesse désaxée totalement fragilisée par son inculture est le dénominateur commun à ces drames !

La condescendance mettrait les actes terroristes au passif de l’occident et dira que celui-ci a raté l’intégration des troisièmes générations d’immigrés. Ce n’est peut-être pas totalement faux, mais j’aurai tendance à penser différemment.

La réaction au rejet par le meurtre s’explique aussi par ce système de croyance et ces non-valeurs cultivées dans les pays d’Afrique du Nord, qui nourrissent quotidiennement la haine et l’exclusion de tout ce qui n’est pas musulman : le juif est le suppôt du diable, le chrétien est sale, tous les occidentaux sont des mécréants et seuls les musulmans sont destinés au Paradis !

Au Maroc en tout cas, c’est avec ce genre de sentences qu’on éduque spirituellement les enfants. Et c’est ainsi qu’on les prépare à devenir potentiellement des candidats au Djihad…Dire que l’Occident est responsable de ce qui lui arrive est d’une malhonnêteté repoussante en ce qui me concerne !

Les Marocains qu’ils soient au Maroc ou ailleurs sont les premiers responsables des valeurs qu’ils transmettent à leurs enfants ! C’est une question de valeurs d’abord et avant tout : lorsque vous inculquez à votre enfant les valeurs universelles de respect, de tolérance, de liberté et de justice, le monde a gagné un Homme de valeur. Ce genre d’Homme n’a pas besoin d’être intégré, il contribue, produit et enrichit…

Voilà ce qui m’amène ici à pointer du doigt la première origine du mal : la cellule familiale ! Plutôt que de semer la bonne graine, la famille, totalement disloquée, produit des mauvaises herbes en quantité surréaliste. Au final, la rue se chargera de finir l’éducation de ces millions de gosses qui joueront aux hommes à l’arrière d’un bus justement.

La faillite de l’école marocaine va contribuer elle aussi au drame ! Je ne m’arrêterai pas plus qu’il ne faut sur ce dernier point, car j’estime que dénoncer ce qui a déjà été dénoncé ne sert à rien face à la surdité dangereuse des responsables. Je n’ai pas non plus l’intention de demander des comptes à ces mêmes responsables, car je ne les considère pas (ou plus) comme cause du problème, pour moi ils font partie intégrante du problème.

Mais je me contenterai de les inviter à méditer sur cette phrase du plus grand dramaturge de l’histoire de l’humanité (William Shakespeare au cas où ils ne l’auraient pas reconnu) : « Les jeunes s’élèvent quand les vieux tombent »…Bonne méditation.

Anass Benaddi
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